Éditions Vieilles Racines et Jeunes Pousses

à propos...

Vieilles racines et jeunes pousses propose de rassembler dans une collection d’ouvrages à la croisée des sciences naturelles et des sciences humaines, des livres anciens ou inédits, adulte ou jeunesse, pour nous permettre de renouer avec le végétal et les savoirs et savoir-faire naturalistes. Nourris de la biologie, de l’ethnobotanique mais aussi des enseignements empiriques transmis de bouche-à-oreille depuis des temps immémoriaux, ces ouvrages sont gourmands, colorés, rigoureux, vivants ! Ils nous initient aussi bien à la botanique, à la cueillette, à la cuisine sauvage, qu’aux teintures végétales, aux emplois médicinaux et vétérinaires des plantes ou encore, et ce n’est pas le moins ambitieux, aux histoires des civilisations qui se sont construites sur ces différents usages.

des livres  pour  transmettre  l’amour  et  la  pratique du végétal


livres parus



NOUVEAU !

Réédition du livre de Thierry Thévenin "Plantes sauvages"

 ENFIN !

 

Longtemps épuisé,  l'ouvrage de Thierry Thévenin "Les plantes sauvages" vient d'être réédité par les éditions Lucien Souny dans un format 13x20 cm, plus adapté à une poche de sac à dos pour vos sorties botaniques.

 

Ce livre n'est pas un énième ouvrage sur les plantes médicinales : c'est un livre rare.

 

Le célèbre ethnobotaniste Pierre Lieutaghi qui en a signé la préface ne dit pas autre chose : "C'est un ami de papier qui, en moins de deux, redevient de bois bien vivant, fait de branches et de feuilles."

 

Le livre décrit 83 plantes, illustrées de plus de 250 photos et aquarelles. Chaque plante est décrite, les confusions possibles sont listées, puis viennent les conseils pour la cueillir, l'utiliser et la conserver.  L"ouvrage bénéficie d'un excellent travail de référencements croisés avec un glossaire, des annexes, des index et une bibliographie.

 

340 pages, 83 plantes répertoriées, 40 pages de conseils, plus de 250 photos et illustrations, 15,90€


à paraître: un avant-goût


Nos projets, pas forcément dans l'ordre de parution. Pour chaque livre, une présentation générale et un lien pour en lire un chapitre en avant-première .


 

« Les Anciens m'ont appelé Chaos » disait le Dieu romain Janus de lui-même d’après Ovide. Janus est le dieu qui possède deux visages opposés, l’un tourné vers le passé, l’autre vers l’avenir.  C’est lui qui préside au commencement, au changement, au passage. Il est la force originelle, la cause première qui précède l’organisation du monde. On l’invoque le premier jour de l’année mais également au commencement de chaque mois.  C’est lui qui ouvre et qui ferme les portes du monde. La porte de son temple restait ouverte pendant la guerre et restait fermée pendant le temps de la paix. 

 

Aujourd’hui plus que jamais les Hommes mènent une guerre de conquête, totale et sans merci au monde vivant, aux espèces animales et végétales, à la terre aux fleuves et aux océans, pour tenter de devenir immortels et tout-puissants. N’aurions-nous pas ainsi ouvert tout grand les portes du chaos ? Un chaos généralisé : climatique, social, biologique ?

Certaines plantes semblent en tout cas l'indiquer ou même l’incarner, bousculant l’ordre et l’équilibre apparent des anciens écosystèmes, les envahissant sans contrôle possible à cause même du désordre biologique que nos actions « guerrières » ont causé. 

Ambroisie, renouée du Japon, séneçon du Cap, datura, buddleja, jussie, vergerette de Sumatra, raisin d’Amérique, ailanthe, armoise annuelle, amaranthe, ont été (volontairement ou non) importées de tous les continents et prospèrent avec une vitalité et une liberté insolente, surtout là où les équilibres naturels ont été détruits avec une très grande violence, au nom de la croissance et de la mondialisation, au nom du développement économique et technologique.

 

Le plus souvent détestées, condamnées, pourchassées en tant qu'espèces invasives, elles devraient pourtant plutôt nous inviter, à l’instar de Janus, à porter deux regards sur le monde, l’un tourné vers le passé, l’autre vers l’avenir, car elles marquent tout autant la disparition de paysages et d’alliances biologiques et culturelles anciennes qu’elles inaugurent le  renouveau d'écosystèmes à bout de souffle, le renouveau des savoirs et des usages; qu'elles nous apportent une foule de nouveaux espoirs et d'émerveillement éternel.